Béni Mellal : Le partenariat, levier incontournable du développement participatif, au cœur du 7ème Forum régional de la société civile
Béni Mellal – Les travaux du 7ème Forum régional de la société civile de la région Béni Mellal-Khénifra se sont ouverts, vendredi à Béni Mellal, sous le signe : « Le rôle du partenariat dans le renforcement des rôles et des contributions de la société civile ».
Initiée par le ministère délégué chargé des Relations avec le Parlement, en partenariat avec le Conseil de la région et de multiples partenaires institutionnels et internationaux, cette rencontre de deux jours (17 et 18 avril) se tient au siège de la Chambre d’Agriculture. Elle s’inscrit dans le cadre de la déclinaison des axes stratégiques de la vision “Nassij 2022-2026”, laquelle ambitionne de consolider les capacités organisationnelles et institutionnelles du tissu associatif, de garantir son autonomie et d’ancrer la pratique de la démocratie participative.
Dans une allocution lue en son nom par le Secrétaire général du ministère, Chafik El Oudghiri, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement a indiqué que ce Forum constitue “une reconnaissance officielle du rôle vital dont s’acquittent les associations de la société civile dans le processus de développement”. Il a, à cet égard, fait observer que le partenariat s’érige désormais en “choix stratégique traduisant le besoin de l’État de s’appuyer sur un partenaire fort, capable de contribuer à l’élaboration, l’exécution et l’évaluation des politiques publiques”.
La dynamique soutenue que connaît le secteur associatif au Maroc est un indicateur probant de la consolidation des piliers de l’État social, a-t-il ajouté, appelant à “renforcer la complémentarité des rôles entre les acteurs institutionnels et civils, et à hisser le partenariat au rang d’une contractualisation axée sur les résultats et l’impact palpable”. Le responsable a également plaidé pour un accompagnement accru des associations dans leur mise à niveau, singulièrement via l’intégration du digital et l’optimisation de leurs capacités managériales.
De son côté, le président du Conseil de la région de Béni Mellal-Khénifra a affirmé, dans un mot lu en son nom par le vice-président du Conseil, Noureddine Zoubdi, que ce Forum intervient dans une conjoncture nationale marquée par la consécration de la démocratie participative, en parfaite résonance avec l’esprit de la Constitution de 2011 qui a fait de la société civile un partenaire de premier plan. Il s’est félicité de la vitalité croissante du tissu associatif régional et de ses contributions multiformes en matière d’éducation, d’encadrement et de développement local.
Les instances de la société civile occupent aujourd’hui une position d’avant-garde dans la lutte contre la précarité, le désenclavement du monde rural et l’amélioration de l’accès aux services de base, a-t-il poursuivi. Et de noter que le Conseil régional s’attelle à pérenniser les mécanismes de concertation à travers la création d’instances consultatives, la dynamisation des canaux de réception des pétitions et l’ouverture constante sur les initiatives associatives.
Pour sa part, la Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies au Maroc, Laura Bell, a relevé que le choix de cette thématique illustre un saut qualitatif dans le positionnement de la société civile, érigée en “partenaire essentiel de la marche vers le développement”. Rappelant que le Royaume compte près de 210.000 associations portées par un formidable élan de bénévolat, elle a salué le rôle majeur de ce tissu dans la consolidation de la cohésion sociale et de l’inclusion.
Loin d’être un simple mécanisme de soutien, le partenariat est aujourd’hui “un levier de co-construction, d’innovation et de création d’impact”, a-t-elle insisté, faisant le parallèle avec les objectifs du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2023-2027, un programme conjoint entre le gouvernement marocain et l’ONU axé sur la gouvernance, l’innovation et les partenariats stratégiques.
Mme Bell a, en outre, mis l’accent sur l’impératif d’ancrer une véritable culture du partenariat, fondée sur la confiance, la transparence et la responsabilité partagée, appelant à renforcer les mécanismes de suivi et d’évaluation pour garantir des synergies productives.
Dans la foulée, les autres intervenants, représentant des départements gouvernementaux, des agences de coopération et des forces vives de la société civile, ont été unanimes à souligner l’urgence d’ériger le partenariat en prélude fondamental à la performance de l’action associative. Ils ont plaidé pour la promotion d’une gouvernance vertueuse permettant aux associations de relever les grands défis sociétaux.
Au menu de ce Forum figurent des séances scientifiques de haut vol, conjuguées à quatre ateliers thématiques axés sur le renforcement des capacités associatives, l’apport de la digitalisation dans la structuration des partenariats, les mécanismes de co-construction, et l’impact de ces alliances sur le développement territorial.
Ce conclave ambitionne d’approfondir la réflexion sur l’avenir de l’action associative, d’ausculter les opportunités du travail en réseau et d’identifier les défis liés à la gouvernance. L’objectif ultime étant de formuler des recommandations pragmatiques capables de catalyser la contribution de la société civile au développement national et régional.
Regroupant un aréopage d’acteurs institutionnels, d’agences onusiennes et de partenaires internationaux (à l’instar de la Coopération allemande), ce Forum se veut une véritable agora pour le partage d’expertises, en vue de cristalliser des visions stratégiques à même d’accompagner les mutations du Royaume vers un modèle de développement toujours plus inclusif et efficient.