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09 Nov 2026 20 Nov 2026

31e session de la Conférence des Parties (COP31) à Antalya

Antalya, Turquie

Du 9 au 20 novembre 2026, la ville turque d’Antalya accueille la 31e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP31), un rendez-vous considéré comme déterminant pour traduire en actions concrètes les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris. La conférence réunit les 198 Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), dont 197 États et l’Union européenne.
Organisée sous une présidence conjointe associant la Turquie, pays hôte, et l’Australie, chargée de conduire les négociations, la COP31 intervient après deux étapes majeures du processus climatique international : le premier Bilan mondial (Global Stocktake), qui a conclu que le monde n’est pas sur la trajectoire permettant de limiter le réchauffement à 1,5°C, et l’adoption, lors de la COP30, d’un nouvel objectif collectif de financement climatique (NCQG).

L’objectif principal de cette conférence est d’accélérer la mise en œuvre des engagements climatiques en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’adaptation aux effets du changement climatique et de financement des politiques climatiques. Les discussions porteront notamment sur l’évaluation des nouvelles contributions déterminées au niveau national (NDC 3.0), que les États ont été invités à soumettre d’ici 2025.
Selon les conclusions du Bilan mondial, les engagements actuels demeurent insuffisants pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris. Les experts estiment que les émissions mondiales nettes de gaz à effet de serre doivent diminuer d’environ 43 % d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2019 afin de maintenir l’objectif de 1,5°C. En l’état actuel, la trajectoire mondiale conduit vers un réchauffement proche de 2,8°C d’ici la fin du siècle.
Au cours des négociations, les délégations examineront plusieurs dossiers clés, notamment la mise en œuvre du nouvel objectif mondial de financement climatique, le renforcement des mesures d’adaptation, l’opérationnalisation du Fonds pour les pertes et dommages, le développement des marchés carbone prévus par l’Article 6 de l’Accord de Paris ainsi que le renforcement des mécanismes de transparence et de suivi des engagements nationaux.
Une attention particulière sera accordée aux besoins des pays les plus vulnérables, notamment les petits États insulaires en développement (PEID), confrontés à des menaces existentielles liées à la montée du niveau des mers et aux événements climatiques extrêmes. Un segment de haut niveau leur sera spécifiquement consacré.
La COP31 marque également l’entrée dans ce que les négociateurs qualifient d’« ère de la mise en œuvre », après plusieurs années consacrées à l’élaboration des règles et des cadres institutionnels de l’Accord de Paris. Les décisions adoptées à Antalya devraient ainsi déterminer la capacité de la communauté internationale à réduire l’écart entre les objectifs climatiques affichés et les actions effectivement mises en œuvre au cours de cette décennie.